Field Hockey Canada > Le camp d’identification de l’équipe nationale masculine lance officiellement la saison 2021

Le camp d’identification signale le départ de l’année olympique des Canadiens

Nous sommes à 150 jours de la cérémonie d’ouverture des prochains Jeux olympiques. Cent-cinquante jours pour s’assurer qu’Équipe Canada ait le meilleur niveau possible en vue du tournoi. Et à chaque jour qui nous rapproche du moment tant attendu, les Caribous rouges travaillent quotidiennement dans le but d’être à leur meilleur à l’occasion de la compétition d’envergure mondiale qui aura lieu à Tokyo.

À chaque année, le personnel d’entraîneurs de l’équipe nationale organise un camp d’identification et d’octroi des brevets dans le but de repérer et choisir les joueurs qui feront partie de la formation en vue de la prochaine année du calendrier. D’habitude, ces camps ont lieu à l’automne mais à l’instar de bien d’autres compétitions et camps, le calendrier des activités a été chamboulé et modifié afin de s’adapter au monde de la COVID dans lequel nous vivons maintenant. Au cours d’une année olympique, être sélectionné à l’issue du camp représente la première étape qui mène à une participation au tournoi olympique.

L’an dernier, la pandémie de la COVID-19 a balayé la planète, forçant l’annulation de toutes les grandes compétitions de 2020 et le report d’un an des Jeux olympiques. Le CIO a récemment annoncé sa ferme volonté d’organiser les Jeux reprogrammés comme prévu. Le camp de cette semaine peut être considéré comme une étape importante dans le parcours de l’équipe, puisqu’il symbolise à toutes fins utiles la relance de la campagne olympique.

Pour un groupe qui s’entraîne ensemble aussi régulièrement, la tenue d’un camp au pays semble peut-être comme un événement de routine, mais avec un nouveau personnel d’entraîneurs en place, le niveau d’intensité sera plus élevé qu’en temps normal dans les prochains jours, a estimé le milieu de terrain Oliver Scholfield.

« Dès que tu appelles ça un camp où les brevets sont accordés, soudainement le niveau de compétition s’en trouve rehaussé, a noté Scholfield. Des joueurs cherchent à faire leurs preuves, nous essayons de montrer à quel point nous méritons une place dans l’équipe. C’est d’autant plus le cas qu’il y a un nouveau personnel d’entraîneurs, et ils ne connaissent pas nécessairement tous les joueurs. »

Scholfield a la double citoyenneté, lui qui est né à Toronto et a grandi au Royaume-Uni. Il se souvient qu’il a toujours rêvé de participer aux Jeux olympiques, sauf qu’il s’imaginait porter les couleurs de l’uniforme d’Équipe Grande-Bretagne.

Quand il s’est installé à Vancouver en 2011 et a commencé à faire partie du programme national junior canadien, ce rêve s’est vite transformé en objectif d’enfiler le rouge et le blanc d’Équipe Canada. Après avoir raté les Jeux olympiques de 2016 à Rio, il a saisi toutes les opportunités de s’améliorer et de se donner les meilleures chances possible d’accéder à l’équipe olympique de 2021.

« Honnêtement, chaque décision que je prends compte, a-t-il noté. Qu’il s’agisse d’une nutrition adaptée à mon mode de vie, de la récupération, de l’entraînement, de la réadaptation… Tout est axé sur la volonté d’atteindre cet objectif. »

Pour les joueurs qui font partie de la formation, comme Scholfield, ce camp représente une occasion de faire montre de leurs habiletés, de leurs qualités athlétiques et de leur capacité à bien s’insérer dans le nouveau style de jeu.

Pasha Gademan, celui qui a récemment été embauché au poste d’entraîneur-chef des Caribous rouges, est au Canada depuis un peu plus d’un mois. Auparavant entraîneur dans la Hoofdklasse néerlandaise et avec l’équipe nationale des Pays-Bas, Gademan est arrivé sur place et il a observé une quarantaine de 14 jours à West Vancouver avant de rejoindre l’équipe sur le terrain, le mois dernier.

« Nous avons déjà franchi de grandes étapes. Ç’a été bien d’avoir une vue d’ensemble de l’équipe et même des jeunes du programme NextGen qui sont en ville, a dit Gademan. Quand je suis sur le terrain, je peux vraiment voir le niveau d’énergie du groupe et des joueurs. Leur niveau d’engagement, à quel point ils prennent plaisir à jouer. C’est très important. »

Andre Henning a travaillé avec l’équipe en janvier et remis les rennes de l’équipe à Gademan en février. Les deux nouveaux membres du personnel d’entraîneurs ont injecté une bonne dose d’énergie à l’entraînement et Gademan s’est dit d’avis que le groupe a beaucoup de potentiel. Il dit voir une équipe motivée qui sera prête à donner son meilleur hockey aux Jeux de Tokyo.

« Il s’agit d’un groupe de joueurs ambitieux qui ont naturellement tendance à travailler fort, a-t-il noté. Ceci est une équipe qui ne baisse jamais les bras. Au sein du noyau de ce groupe, on voit qu’il y a beaucoup de travail acharné. Et c’est le cas à chacune des séances d’entraînement. »

L’équipe nationale masculine est présentement classée 10e au monde et s’est qualifiée pour les Jeux de 2020 à l’automne 2019 au moyen d’une spectaculaire victoire en fusillade acquise contre l’Irlande après être venue de l’arrière à Rutledge Field. L’équipe a fini 11e aux Jeux de Rio en 2016 et 11e à la Coupe du monde de hockey de 2018. Gademan estime qu’il a sous la main un groupe capable de franchir l’étape suivante et de percer le top-10.

« Avec la bonne préparation, ce groupe doit croire en ses chances de pouvoir rivaliser pour une place en quarts de finale [à Tokyo]. C’est ce dont je rêve et c’est ce que je crois. »

Alors que la COVID-19 continue d’avoir un impact sur le calendrier des compétitions internationales, Gademan et Scholfield soulignent tous deux que l’équipe doit continuer d’être prête à s’adapter et à saisir les opportunités de se retrouver sur le terrain quand c’est possible. Ils ont tous deux noté l’importance de disputer des matchs compétitifs avant les Jeux.

« Nous avons confiance en nos entraîneurs et en leur capacité à nous permettre de disputer de bonnes compétitions en toute sécurité, et d’en faire une priorité. Mais pour moi, il s’agit surtout de faire preuve de flexibilité, a dit Scholfield. Nous faisons ce que nous pouvons pour nous préparer en fonction de ce qui nous pensons va arriver. Et si ça n’arrive pas, il y aura une solution de rechange. »

Un des scénarios sur la table sera la tenue de matchs intra-équipe. Le camp d’identification d’une durée de cinq jours se déroulera du 26 février au 2 mars et donnera lieu à des séances d’entraînement quotidiennes ainsi qu’à deux matchs. Comme le fait remarquer Scholfield, ces matchs au camp seront les premiers véritables affrontements à 11 contre 11 de la saison. Et bien qu’aucun classement mondial ne soit à l’enjeu, l’opportunité de disputer du hockey dans un cadre compétitif représente quelque chose de crucial pour l’équipe.

« Nous avons un groupe d’entraînement élargi en ville [incluant des joueurs NextGEN], alors nous allons pouvoir disputer des matchs complets cette semaine. Le simple fait de pouvoir disputer ces premiers vrais matchs en ce début d’année sera un point de départ important pour l’équipe. »

Suivez le déroulement du camp d’entraînement des Caribous rouges à l’aide des réseaux sociaux de Hockey sur gazon Canada. À noter que l’équipe nationale féminine s’apprête à tenir son camp d’identification et d’octroi des brevets à partir du 15 mars. Continuez de nous suivre pour ne pas manquer les reportages et le compte-rendu de cet événement sur nos réseaux sociaux.


 

Personnes ressources —

Kevin Underhill – Gestionnaire des communication
Hockey sur gazon Canada | kunderhill@fieldhockey.ca

Celia Plottel – Gestionnaire de l’équipe nationale masculine
Hockey sur gazon Canada | cplottel@fieldhockey.ca

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